Mesure contre la flambée du prix des carburants : Les automobilistes attendent beaucoup mieux du candidat-président

À l’occasion de son premier meeting de campagne qui s’est tenu hier à Poissy, Emmanuel MACRON est revenu sur la flambée des prix des carburants à la pompe, qui atteignent aujourd’hui 1,968 €/L de SP95-E10 et 1,976 €/L de gazole, soit respectivement +20,7 cts€ et +27,7 cts€ en seulement un mois. Du jamais vu. Et malheureusement, au regard du conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine depuis maintenant 2 semaines, la situation est partie pour durer et même s’aggraver encore dans les prochaines semaines.
Face au désarroi des Français – qui subissent de plein fouet les conséquences économiques de cette guerre sur les prix de l’énergie – le candidat-président a annoncé la mise en œuvre prochaine de mesures censées soulager le portefeuille des automobilistes, dans le cadre d’un « plan de résilience ». Celles-ci devraient prendre la forme d’un « chèque inflation renforcé » (sur le modèle de celui octroyé en octobre 2021) et d’un nouveau relèvement des indemnités kilométriques (après celui acté en janvier dernier).Pour l’heure, l’éventualité d’une baisse de la fiscalité sur les carburants est écartée.
« 40 millions d’automobilistes » et Mon Automobile Club dénoncent des mesures complétement hors-sol, qui ne répondent absolument pas aux attentes ni aux besoins des 30 millions d’automobilistes qui utilisent chaque jour leur véhicule personnel pour se déplacer. Pour l’association, ni le « chèque inflation », ni le nouveau barème des indemnités kilométriques n’ont réellement aidé les Français alors que les prix des carburants étaient encore nettement sous la barre des 2 € le litre ; il n’y a donc aucune chance pour qu’elles leur permettent aujourd’hui d’affronter la nouvelle crise qui s’impose à eux.
2 euros le litre de carburant aujourd’hui… Et demain ?
Les prix des carburants routiers battent chaque semaine – pour ne pas dire chaque jour – de nouveaux records. Pourtant, tout laisse à penser que la situation empirera encore dans les semaines à venir.
Faire le plein à la pompe est devenu la hantise des automobilistes ; ils y laissent actuellement des sommes colossales. Malgré tout, cela demeure un passage obligé pour la plus grande majorité d’entre eux, parce qu’ils ne disposent pas d’autre moyen de transport efficace pour leurs déplacements du quotidien.
« L’achat de carburant est donc une dépense purement contrainte, et elle va peser de plus en plus lourd dans leur budget. Pour avoir une idée de ce qui nous attend dans les prochaines semaines, il faut savoir que l’augmentation d’1$ du prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux a pour conséquence la hausse du prix de carburant d’1 centime d’euro à la pompe un mois plus tard. Le 8 février dernier, le baril de pétrole coûtait environ 91$ ; cette semaine, il frôle les 130$. C’est une crise économique et sociale sans précédent qui nous attend si le Gouvernement n’intervient pas en prenant les mesures qui s’imposent », révèle Pierre CHASSERAY, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».
Une réforme de la fiscalité des carburants : seule issue possible pour les automobilistes.
« Les mesures actuellement sur la table font figure de pansements sur une jambe de bois, tant l’ampleur des augmentations tarifaires est importante. Un nouveau chèque de 100 € ? La belle affaire, cela paiera à peine un plein d’essence. Les indemnités kilométriques ? Le parent qui emmène sa fille à la crèche ou son fils au collège n’y a pas droit, il ne sait même pas ce que c’est ! Pourtant, il paye plein pot son carburant. C’est pourquoi, à « 40 millions d’automobilistes », nous continuons à dire haut et fort que seule une réforme radicale de la fiscalité sur les carburants serait de nature à faire baisser sensiblement et durablement le prix des carburants à la pompe », rappelle Rémy Rodriguez, Président de Mon Automobile Club.
« 40 millions d’automobilistes » a présenté sa proposition de réforme fiscale le 25 janvier dernier.
« Lors de son intervention d’hier, le Président de la République a prétendu qu’il ne « voulait pas faire de surprofit quand le prix des carburants augmente » ; qu’il le prouve donc en baissant la fiscalité, car au fur et à mesure que les prix en stations-services s’envolent, c’est bien l’État qui s’enrichit ! Et puisque le candidat MACRON ne veut pas débattre avec les autres prétendants à l’Élysée, qu’il vienne discuter avec les automobilistes, qui sauront lui faire connaître clairement leurs attentes », conclut Pierre CHASSERAY.

Aujourd’hui, lundi 15 novembre 2021, la Sécurité routière fait part d’une hausse des indicateurs de l’accidentalité et de la mortalité routières en octobre 2021 par rapport au mois d’octobre 2020, mais aussi au mois d’octobre 2019, alors que la crise sanitaire n’avait pas encore frappé la France.